Portraits de gens ordinaires
Titre original : The turnaround
2008, trad. 2009, Points/Seuil, 2010
Localisation : Washington D.C.
Temporalité : début des années
70 et années 2000
« Un jour en mai » est un
croisement de portraits. Des gens ordinaires pris dans une histoire
banale de racisme, au milieu d'un ghetto noir de Washington. Quatre
personnages principaux dont les lignes de vie ont changé de
direction après « l'incident » qui s'est déroulé dans
les années 70. Une escapade de petits branleurs blancs dans le
quartier noir, des insultes racistes sur d'autres jeunes. Et l'un des
visiteurs se fait tuer.
Ni policiers, ni grand méchant, ni
atmosphère de complot dans ce roman noir de George Pelecanos. Juste une histoire de réconciliation
et de rédemption trente ans après, entre Alex Pappas, un petit
restaurateur d'origine grec, Raymond Monroe, un kiné et James, son
frère, condamné pour le meurtre, devenu mécano alcoolique. Tandis
que l'un des participants à « l'incident », Charles
Baker, condamné pour avoir défiguré le restaurateur, tente en vain de se
faire indemniser par les ex-petits branleurs blancs.
« Un jour en mai » nous
plonge dans les faubourgs de la capitale des USA, dans une Amérique
où pas mal de jeunes sont partis combattre en Afghanistan ou en
Irak. Le lecteur évolue au contact des existences de ces acteurs
d'un drame passé qui ferment la boucle trente ans plus tard. Sans fusillade, ni vengeance dévastatrice, on sent juste la violence frôler les personnages que sont Alex, Raymond et James. Mais George Pelecanos parvient à nous
faire respirer le même air qu'eux, sentir le tempo de
leurs vies que la fusillade a changées plutôt que détruites.
Thématiques : violence, racisme,
guerre, famille
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